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DIGITAL
CONSCIENT

PARTIE 7

Le digital porte un coût environnemental et social

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Partie 7

"Les organisations ne changent pas, les Hommes oui" - Steve Vamos

C’est un versant souvent effleuré mais rarement débattu avec objectivité et en profondeur.

 

En vous partageant ma vision des choses, je n’ai pas la prétention de le faire ici mais je tiens à porter votre attention sur l’influence (loin d’être neutre) d'un domaine perçu comme évanescent.

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Ce qui peut d’ailleurs être paradoxal... Comment un item (le digital) aussi éthéré pourrait-il interagir aussi concrètement avec notre quotidien, notre collectif et plus largement sur l’état de santé de notre biosphère ?

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« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » cette citation tirée de la lettre de Gargantua à son fils Pantagruel pourrait être prise au 1er degré mais ce serait faire fi du contexte historique du texte et il convient davantage de la percevoir de cette façon : « savoir sans comprendre ruine l’entendement ».

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Voilà pourquoi je vais tenter de vous expliquer mes perceptions du coût du digital dans ces 2 domaines : le social et l’environnement, pour que vous puissiez mieux les cerner car vous les appréhender peut-être déjà.

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Je ne distinguerai pas le software (logiciel) et le hardware (matériel) car je suis convaincu qu'ils sont intimement liés. Je traite ici du digital dans son ensemble.

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Balayons d'emblée les méfaits biologiques du digital. Il a été démontré que le temps passé en trop grande quantité devant des écrans nuit à la vue mais provoque également des troubles du sommeil. Troubles du sommeil à leur tour qui implique une ribambelle de dissonances psychologiques, intellectuelles et physiques sur la biologie humaine : trouble de l’attention, dérèglements hormonaux, déficit de l’attention, fatigue chronique, etc.

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Je n’évoque que ce risque mais l’exposition prolongée à des champs électromagnétiques peut être tout aussi inquiétant. Sujet à controverse, il convient donc de le limiter au raisonnable pour s’en tenir au principe de précaution, de s’accorder des temps de pauses à intervalles réguliers et de compenser en passant du temps pour soi à pratiquer une activité physique ou des promenades dans la nature.

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S’agissant des effets psychologiques, il convient de mettre en EXERGUE les effets (méconnus ?) brefs et euphorisants des premiers moments sur les réseaux sociaux. Les shoots de dopamine qu’ils provoquent sont inévitablement addictifs.

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De plus, l’effet de groupe renforce l’autosatisfaction de s’y trouver et déculpabilise n’importe qui sur les effets secondaires négatifs qui commenceraient à être ressenti. Donc on les ressent mais on ne veut pas l’admettre.

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L’addiction pousse au doom scrolling, cette Time Line qu’on étire à l’infini pour tenter de ressentir un dernier shoot provoqué par un Like, un Comm ou une vidéo drôle. Mais à la fin que reste-t-il ? La frustration !

- La frustration du pourquoi je ne ressens plus la joie du début ?

- Pourquoi untel a fait ça sans moi ?

- Comment l’autre a-t-elle pu voyager là bas ?

- Pourquoi tout le monde a-t-il une meilleure vie que moi ?

- Comment se fait il qu’ils/elles sont tou(te)s mieux gaulé(e)s que moi ?

- ...

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Sans vous en rendre compte, vous êtes entré dans un univers utopique ou le champ de distorsion du réel est d’une part hourdé par les utilisateurs eux-mêmes puisqu'ils mettent en scène uniquement leur meilleurs moments de vie (jamais les galères, jamais les pleurs, jamais le chagrin, jamais la tristesse ou les difficultés à affronter/surmonter).

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En sus, ce théâtre est mis en scène par les algorithmes qui poussent le contenu qui s’apparente à vos centres d’intérêts. C'est le 2ème effet Kiss Cool ou le double crunch.

 

Or, l’être humain ayant un fond optimiste et bienveillant par nature (oui, oui je n’ai encore jamais vu aucun bébé sauter à la gorge de quelqu’un avec un couteau), like en majorité les jolies choses et les événements heureux.

 

Par effet boule de neige décuplé mathématiquement, les posts similaires vous inondent. Cette profusion vous plonge alors dans la jalousie, la remise en question, la dévalorisation, la procrastination jusqu’à la possible dépression.

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Enfin, happé(e) par votre Time Line et votre communauté vous souffrez sans le savoir du F.O.M.O. (Fear Of Missing Out) le syndrome d’anxiété via lequel vous vivez dans la peur constante de rater une nouvelle. Se dressent alors des murs invisibles entre vous et votre entourage puisque le nez plongé dans votre app vous devenez incapable d’interagir de façon complète et qualitative avec votre environnement et notamment avec vos proches.

 

Résultat au lieu de renforcer les liens avec votre communauté orbitale vous les distendez. Vous devenez proche des gens loin mais... loin de vos gentils proches.

 

Êtes vous certains de préférer la bouillie froide et volatile d’échanges numériques de like, gifs, LoL ou mdr à la joie d’un levé de verre, la chaleur d’un sourire, d’une caresse, d’un rire ou d’une étreinte joviale ? Voilà le coût social du digital sur vos vies !

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Je n’aborde pas l’impact sur les emplois volontairement car les choses étant ce qu’elles sont, de grands mouvements (chômage/embauche) sont imparables dans le sens où je pense qu'ils répondent à la logique des cycles. Les grandes perturbations finissent par s’atténuer, les reconversions finissent par aboutir puisque « rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme ! » Des emplois disparaissent, d’autres se créent mais qui finit par s’en rappeler en dehors des personnes directement concernées dont le destin a été bouleversé ? Sans cynisme, à l’échelle de l’histoire humaine ce n’est malheureusement que le ressac d’une vague sur le rivage, vague temporisée par les sursauts technologiques de l’humanité (cf. Partie 4 - L’ère numérique est une étape).

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Quant à l’environnement, si le Green Washing bat son plein au sein des entreprises Tech ce n’est de toute évidence pas par philanthropie.

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Il coûtera toujours plus cher (du moins jusqu’à ce je les énergies libres soient un jour divulguées) de fabriquer avec des matériaux recyclés qu’avec des matériaux neufs pour la simple et bonne raison que le réemploi demande davantage d’énergie (humaine et fossile).

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Si les grandes entreprises s’engagent dans un processus éco durable, elles y ont fatalement un intérêt économique. Cela n’a rien de condamnable, au contraire ! Cela influence les comportements dans le bons sens. Ce qui l’est moins c’est quand cela ne profite pas véritablement (c.-à-d. directement) à la planète. Ne pas oublier que ces grandes entreprises excellent dans l’art de communiquer et de sublimer des choses sommes toutes assez banales.

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Certains journalistes engagés nous informent via documentaires des côtés sombres du digital et de son impact sur notre environnement : l’exploitation minière des pays pauvres parfois par des enfants, le « recyclage » du matériel informatique par des filières crapuleuses, l’empoisonnement des sols ou des eaux par les produits chimiques ou les déchets non traités, la diminution ou la mutation de la biodiversité, la raréfaction des ressources,…

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On est loin des arbres plantés, du papier/carton économisé pour les emballages, des tonnes de CO2 économisées pour le transport ou la production des usines,…

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Laquelle de ces Big Tech communique sur :

- la dépollution des océans ou même de l’air ?

- le nombre de décharges à ciel ouvert qu’elle aurait éliminée après avoir traiter/recycler l’intégralité des déchets ?

- le nombre de fleuve/rivière qu’elle aurait participé à restaurer ?

- le nombre d’espèces réapparues dans un sanctuaire forestier ou marin qu’elle aurait préservé ?

- l'espèce qu'elle a sauvé de l’extinction ?

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J’espère que par ce jeu de contraste vous êtes en capacité de saisir combien on nous fait passer des vessies pour des lanternes ? Et combien l’impact social et environnemental est sous estimée par nous et par ses acteurs ?

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Oui, les big tech ont le pouvoir de changer le monde. Elle ne souhaite simplement pas le changer comme il le devrait.

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Elle change ce qui peut les impacter favorablement et directement avant tout mais se désintéressent des effets les plus graves. Ceux dont pâtissent le collectif et notre planète.

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Oui, nous avons le pouvoir de changer le monde aussi. Il faudrait simplement le leur demander massivement et arrêter de nous laisser bercer comme des lapins de 6 semaines.

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Toutes ces entreprises ont au moins une vertu, elles sont attentives à leur consommateurs. Soyons donc responsables et entreprenants, réclamons leur de véritables actions environnementales comme celles que je viens de vous exposer par exemple (?) ou bien d’autres de votre cru.

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Soyez DIGITAL CONSCIENT !

 

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